dimanche 7 avril 2013

Semaine 1




http://eldadodelarte.blogspot.ca/2010/06/gustav-metzger-y-el-arte-auto.html

Plus de croissance : un capitalisme idéal

Une exposition du Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson


  
« Mirror Trees », 2012, arbres, béton
"Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson" copyright "Céline Bertin".

L’exposition de printemps du Centre d’Art Contemporain de la Ferme du Buisson s’offre un titre en pied de nez, à la fois ironique et sérieux, chausse-trappe compris, celui de prononcer ou non le « s » final de « plus de croissance ». S’essayer à l’exercice et c’est voir, devant soi, se lever les armées des deux camps adverses. Tout le jeu de l’exposition est de se frayer un chemin pour mieux observer les forces en présence passées au filtre de la création contemporaine. Honnie ou adulée, la croissance et ses acceptions s’exposent ici à distance et en plein jour.

  Gustav Metzger (« Mirror Trees », 2012, arbres, béton) déracine trois arbres non loin de la ferme, les ébranche et vient planter leurs cimes dans des blocs de béton. Ils sont trois monuments à l’art autodestructif [les arbres se vident peu à peu de leur force vitale au cours de l’exposition], un art qui « rejoue, écrit Gustav Metzger, l’obsession pour la destruction, la volée de coups à laquelle l’individu et les masses sont sujets. L’art autodestructif démontre la puissance de l’homme a accélérer le processus de désintégration de la nature et à la mettre en œuvre. ». Metzger porte un regard inquiet sur les capacités des hommes à confondre les fins et les moyens et dans une acception complète de l’écologie, vient mettre en scène les noires conséquences de nos actions.



 

 

 

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire